Abstract de la prédication du dimanche 12 octobre 2025 à la Paroisse Marie Gocker au culte de 10 h 30 par le Pasteur Bessala Mbesse

Texte tiré de: Marc 09: 33-37

Thème : l’humilité, le secret de la vraie grandeur

Bien aimés du Seigneur bonjour et bon dimanche ! Béni soit l’Éternel notre Dieu créateur, Père de Jésus-Christ notre Sauveur et Seigneur, qui nous rassemble et nous fait compter parmi ses adorateurs en ce 28 ème Dimanche du temps ordinaire. Soyons tous bénis par ses multiples grâces. A lui seul soit la gloire !

Marc dont nous venons de lire un extrait de l’évangile s’appelle Jean-Marc. Jean étant d’origine juive et Marc, un surnom romain. Il en est de même de Paul, qui était appelé par les juifs Saul de Tarse. Jean-Marc était le cousin de Barnabas et un fidèle compagnon de Paul dans ses voyages missionnaires. Il est à retenir que Jean-Marc n’a jamais été parmi les douze disciples de Jésus Christ. Il fut un jeune chrétien, fidèle, travailleur, plein de zèle et discipliné. D’où la recommandation de Paul à Timothée (cf: 4:10)
Il est le fondateur de l’Eglise d’Alexandrie en Egypte où il est mort en martyr. C’est à ce titre que Paul et Simon-Pierre lui avaient accordé autant d’intérêt. Jeunesse ne devrait donc pas rimer avec indiscipline et irresponsabilité.

L’église naissante a connu beaucoup de persécutions. L’un de ces pourfendeurs fût Néron, un horrible Antéchrist. Face à cette violence, Marc écrit à Néron et lui rappelle que Jésus Christ reste le tout puissant, le serviteur par excellence de Dieu et des hommes.
Jésus-Christ lui même a souffert, son église aussi souffre toujours. Mais rien n’aura la victoire sur elle, ni sur le monde.
Voilà pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au- dessus de tous noms, dans les cieux, sur la terre et sous la terre.

Trois événements précèdent le texte lu.
1- la confession de Simon-Pierre fils de Jonas qui reconnaît Jésus Christ comme le fils de Dieu.
2- La manifestation de la gloire de Dieu ou la transfiguration au mont Thabor présence de Pierre , Jacques et Jean.
3-La guérison d’un enfant que les disciples n’ont pas pu opérer devant une foule immense. Jésus leur recommande alors d’accompagner la prière avec le jeûne pour ce genre de cas. Il ne faut pas prier avec légèreté ou précipitation.

Après ces trois évènements, Jésus prend la route avec ses disciples pour Capernaüm. Jésus les entretient sur sa mort et sa résurrection. Ceux-ci rejettent ses propos ne s’imaginant pas un tel scénario sur leur maître. Ce qui finira pourtant par se produire. Nous aussi nous rejetons très souvent les révélations que Dieu nous fait parce qu’elles ne correspondent pas à nos attentes, nos aspirations…

La suite du texte lu nous présente une discussion entre les disciples de Jésus sur la thématique : Qui est le plus grand? Arrivés à destination, Jésus leur demande sur quoi portaient cette chaude discussion pendant le trajet. Honteux et embarrassés, il ne lui donnent aucune réponse. C’est alors que Jésus, qui les a bien écoutés, leur donne un enseignement sur la quête de la grandeur.Si quelqu’un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous Cf: V35. En d’autres termes, si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. Quiconque s’abaisse sera élevé, c’est le plus petit qui est le plus grand. Jésus qui était le maître, s’est abaissé lui-même. Le fils de l’homme est venu pour servir et non pour être servi.
L’humilité est ainsi le secret de la vraie grandeur. Il s’agit de s’humilier devant Dieu et devant les hommes, reconnaissant ses limites, son ignorance, sa fragilité.
Pour illustration, Jésus Christ prend le petit enfant comme modèle de dépendance, d’ humilité et d’ouverture. Contrairement aux habitudes des hommes qui se réfèrent toujours aux grands, aux stars,…
Il n’est pas du tout question ici d’être faible, poltron ou naïf. Il ne faut surtout pas capituler devant les difficultés ou injustices.

Bien aimés, la notion de grandeur est un sentiment très attaché au coeur de l’homme. Elle varie selon les sociétés, les cultures et même les hommes.C’est une folle convoitise à vouloir devenir grand. Elle est à la limite, la première idole de l’homme.
Beaucoup de familles sont disloquées aujourd’hui à cause de la quête de la grandeur. Nous attribuons aussi des titres de grands à ceux qui ne le méritent pas. Mon grand titre flatteur soutenu par des calculs mesquins. Ne dit-on pas que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute…
Nous avons ainsi fabriqué des monstres en faisant d’eux des grands. Il y a des fausses grandeurs, artificielles, diaboliques, sataniques en famille, dans les villages, en société et même au niveau national et mondial. Ceux- là travaillent en mercenaires pour détruire tout.

Mon frère, ma sœur, veux tu être le plus grand? Sois le dernier de tous et le serviteur de tous, sans acception de personne. AMEN

Par Diacre Évelyne NGONO à RIBAMA