Abstract de la prédication du dimanche 23 novembre 2025 à la Paroisse Marie Gocker au culte de 10 h 30 par le Pasteur NGOLO Guy Mathurin

Texte tiré de : Genèse 22:1-19

Bien aimés dans le Seigneur bonjour, bon dimanche !

Les versets 16 et 17 du texte lu constituent la trame de fond de notre méditation.

Il s’agit d’Abraham serviteur obéissant, soumis et béni par Dieu qui obtient une postérité. Autrement dit, le modèle du serviteur de Dieu

Que ce soit en famille, au service où à l’église, conscient ou non, chacun de nous a un modèle, quelqu’un à qui il voudrait ressembler. Un modèle de réussite, un exemple à suivre…
Malheureusement, aujourd’hui la jeunesse est beaucoup plus portée sur la diffusion des modèles présentés par les médias aussi bien traditionnels que sociaux…Nous en voulons pour preuve les beaux noms religieusement choisis tels que Jean, Pierre,… pour nos enfants et qui sont remplacés une fois socialisés par les noms d’emprunt nocifs…

L’apôtre Paul qui a eu comme modèle Jésus, nous invite à être ses imitateurs. Dans l’ancien testament, Abraham est appelé le père de la foi, le modèle de la foi. Il a donné son fils unique en sacrifice par obéissance à Dieu. Ce modèle de foi, nous commande de nous détacher, de nous séparer de ce qui nous tient à coeur pour plaire à Dieu. Ce modèle modèle de foi est accompagné de bénédictions. Oui, Abraham est récompensé, Dieu lui promet une postérité. Rien ne doit passer avant notre obéissance à Dieu.

Au fil de l’histoire, les observateurs ainsi que les promoteurs des droits de l’homme s’interrogent encore sur la pertinence de cet acte. Comment un père peut préparer un autel pour sacrifier son fils ? Dieu a-t-il réellement demandé à Abraham de lui offrir son fils Isaac en sacrifice ? Abraham a-t-il bien entendu la voix de Dieu?
Rappelons que dans le temps, cette pratique était courante pour obtenir les grâces divines par l’entremise des idoles. En témoigne, la fille du roi Jephté qui fut sacrifiée à la suite d’un voeux, pour gagner la bataille contre les ammonites. Un exemple qui contraste avec celui d’Abraham, car Dieu lui-même interdit les sacrifices humains. Tout homme qui se livre à cette pratique est en abomination à l’Éternel.

La question que l’on se pose ici est celle de savoir si Dieu lui-même n’est pas en contradiction avec sa parole. La réponse est non ! Dieu n’a jamais eu l’intention de faire tuer Isaac. Il s’agissait d’un test pour évaluer la soumission et l’obéissance d’Abraham à Dieu. Dieu n’accepte pas de sacrifices humains. Car il est juste, tolérant et plein d’amour pour les hommes. L’on ne saurait le réduire aux canons humains des dieux que l’on se fait et invoque que sont les idoles.

Dans son imaginaire, Abraham marchait avec le cadavre de son fils Isaac destiné au sacrifice. Et le troisième jour, il revient à la vie, il ressuscite. Dieu a substitué Isaac par l’agneau. Ce narratif nous renvoie à la résurrection de Christ. Dieu a remplacé le pécheur par son fils. C’est un Dieu d’amour.
Au nom de Dieu nous ne devons pas poser des actes qui participent à la souffrance des hommes. Questionnons-nous sur les doctrines qui divisent les familles au nom de Dieu. Il y a des enfants qui ne saluent plus leurs parents invoquant des pratiques maléfiques. Alors qu’ils s’éloignent plutôt par égoïsme ou par manque d’amour.

Bien aimés, Dieu ne peut pas séparer l’enfant de son père. C’est cela qu’il nous fait entendre par l’acte d’Abraham. Dieu ne crée pas les divisions. C’est un Dieu d’amour, de justice, qui nous accorde le salut. Il veut que nous vivions et que nous ayons la vie en abondance. AMEN

Par Diacre :Évelyne NGONO à RIBAMA