Abstract de la prédication du dimanche 22 juin 2025 à la Paroisse Marie Gocker par le Pasteur ENGOULOU ABESSOLO Thomas de l’Eglise Evangélique du Cameroun, Paroisse OYOMABANG
Textes lus:
Romains 14: 15-19
Jean 15: 9-17
Jean 14: 7-14
Thème : Vivre ensemble dans la paix de Christ
Bien-aimés dans le Seigneur, nous rendons d’infinies grâces à Dieu qui permet ce jour l’échange des chaires du Conseil des Églises protestantes des Yaoundé (CEPY).
Notre reconnaissance va aussi à l’endroit des co- modérateurs de la paroisse mythique Marie Gocker qui nous ont également cédés leur chaire, si chère à d’autres.
Nous n’oublions pas la dynamique communauté de Marie Gocker qui nous réserve un accueil chaleureux pour partager le message de ce jour!
Le texte lu dans Jean nous présente Jésus en pleine assemblée avec ses disciples au dernier repas. De nombreuses interrogations sont émises à cette période sensible, en prélude à la passion du Christ. C’est donc un entretien ponctué de promesses et d’ exhortations du Seigneur.
Des moments de concentration et d’attention pour écouter les recommandations que Jésus donne à ses disciples, s’ils souhaitent mener une vie d’harmonie et de paix. Les disciples doivent respecter les recommandations de leur maître afin de vivre dans la paix. La justice, l’amour et la paix afin de demeurer dans l’amour du Père, comme le Père et lui vivent ensemble. Cette perspective d’amour vise le monde entier, sans acception de personne. Ainsi Dieu répand la vie sur tous, pourvu qu’on le craigne et le serve avec droiture et sincérité.
Jésus manifeste clairement son désir d’amour en allant en mission, en se sacrifiant pour le salut des hommes. Son corps et son sang que nous consommons, restent une tradition cultuelle que nous perpétuons lors la Sainte Cène.
Ce sacrifice suprême traduit la volonté de Jésus de laisser ses disciples dans la paix avant son départ. La prescription qu’il leur préconise est : aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés…. C’est un devoir, une obligation. Il ne s’agit pas ici de la version mondaine qui recommande de s’aimer les uns sur les autres. Autrement dit d’asservir les autres, de les piétiner par le fallacieux prétexte de l’amour.
Bien aimés frères et sœurs en Christ, l’heure est venue pour que les Églises fassent bloc contre l’ennemi de la parole de Dieu. Faisons taire nos égos, transcendons les clivages, revenons dans la grande famille chrétienne dont Jésus est le chef. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour les siens. Nos actes, nos paroles , nos pensées doivent refléter le vivre ensemble dans la paix de Christ. Qui dit amour dit justice, unité…
Les chrétiens sont des ouvriers dans le champ de Dieu. Mais que vivons nous dans nos communautés. L’hypocrisie, les crocs en jambe, les traquenards, la corruption, les querelles, les divisions, le manque de pardon mutuel, la haine, le tribalisme, de faux prophètes…
Le Conseil des Eglises Prespytériennes Camerounaises (CEPCA) qui rassemblent les obédiences chrétiennes, est appelé dans cette diversité, au vivre ensemble harmonieux en chantant la gloire de Dieu. Il en va de même de nos familles, notre société, notre pays pour éviter des tensions explosives par manque d’amour. Il est temps que nous réactualisions le commandement de Jésus-Christ relatif à l’amour.
Nos mamans, nos épouses, nos sœurs ont besoin de se libérer de la dictature de certains hommes qui les traitent comme des objets. Les hommes aussi doivent s’affranchir du chantage des femmes qui à la moindre peccadille leur ferment toutes les portes au sens propre comme au figuré. Non, ce n’est pas cela le vivre ensemble dans la paix de Christ.
Que dire de l »Afrique qui est devenue le dépotoir de toute la poubelle de l’Europe. Au lieu de produire elle se contente de consommer tout de l’Occident. De cette dépendance aussi, il faut se libérer pour faciliter le vivre ensemble harmonieux dans le monde.
Le chercheur Johan GALTUNG relève la différence entre la paix négative et la paix positive. La paix négative s’obtient après le chaos tandis que la paix positive prévient les conflits. Il faut s’attaquer aux mécanismes qui font naître les conflits en famille, en société, à L’Eglise et dans le monde.
Bien aimés, Dieu et Jésus sont UN, ils ne sont pas divisés. Que Dieu bénisse en nous l’écoute de sa parole. AMEN !
Par Diacre :Évelyne NGONO à RIBAMA