*Abstract de la prédication de ce dimanche 06 octobre à la paroisse Marie Gocker au culte de 10 h 30 par le Rév. Jean Écart ABENG de la paroisse Messamena, Synode-Est*

Texte tiré de Jean 6:1-15

Thème : *Le peu est toujours beaucoup entre les mains du Seigneur*

Bien aimés dans le Seigneur, bonjour et bon dimanche.
Le monde, de tous les temps, a toujours eu un penchant pour les miracles. Cette caractéristique a fortement influencé les chrétiens qui sont devenus des vagabonds voire des des prostitués spirituels faisant la navette entre plusieurs églises de différentes dénominations. Ce vagabondage spirituel n’épargne pas le corps pastoral où beaucoup s’improvisent exorcistes du jour au lendemain. Pour autant, ce miracle recherché est au plan religieux un acte de la foi divine. Le chrétien par sa foi est capable d’amener le Seigneur à opérer le miracle dans sa vie.
A cet effet, trois principaux personnages ont permis à Jésus de réaliser le miracle par la multiplication du pains et du poisson. Il s’agit de Philippe, André, le jeune homme , non nommé.

Bien aimés, après une journée harassante, Jésus est épris de compassion pour la foule qui l’accompagne depuis quelques jours. Il demande à Philippe ce qu’ils doivent faire pour nourrir tout ce monde. Ce dernier est la personne indiquée compte tenu du fait qu’il est parmi les premiers disciples qui ont suivi Jésus après avoir cheminé avec Jean Baptiste. C’est Philippe qui a annoncé Jésus, le Messi à Nathanaël, lequel a eu une attitude pour le moins curieuse en lui rétorquant que rien de bon de peut sortir de Bethléem. Jésus comptait sur le pragmatisme que Philippe a démontré à plus d’une fois. Mais a la grande surprise de tous, ce dernier est préoccupé plutôt par la disponibilité financière à nourrir la foule. Les disciples ne disposant que de 200 deniers pour une foule de 5000 personnes. Et comme le dit un chanson populaire, *you must calculer* , Philippe compte sur ses propres calculs, induisant ainsi les autres disciplines en erreur en demandant de libérer la foule. Et Jésus de leur répondre: *vous même donnez leur à manger*.

Bien aimés Philippe est le genre de chrétien pessimiste dont le discours se résume au manque de moyens. Comment comprendre cette propension à ne rien trouver pour les sollicitations de l’Eglise, mais d’être à jour lors des contributions financières du *quartier*.

André le deuxième personnage, tout comme Philippe est aussi compté parmi les premiers disciples de Jésus Christ. Il a amené Simon, son frère aîné à Jésus et bien d’autres âmes . D’un tempérament pondéré, bon, patient, altruiste, Il a porté l’évangile en Russie, Macédoine, Ukraine avant d’être crucifié, à sa demande sous la forme de *X*, devenue aujourd’hui la croix de *Saint André* utilisée pour marquer les édifices à démolir.

En réaction au scepticisme de Philippe, André apporte une esquisse de solution au problème posé par Jésus. Ne sous- estimons pas la valeur de l’éducation qu’on inculque à un enfant, parent ou enseignant. En suivant un encadrement efficient, avec professionnalisme et la crainte de Dieu, cet enfant est appelé à connaître un destin prodigieux et à vous réserver des surprises agréables dans la vie. Nous pouvons en témoigner, ainsi que ce maître qui faisait la révérence à ses élèves a chaque rencontre, parmi lesquels est sorti Marin Luther.
Ainsi se présent ce jeune incognito, le troisième personnage de notre texte.

Le jeune homme apporte du pain et du poisson à Jésus. Il n’a ni nom, ni filiation parentale pourtant c’est lui qui dispose de 5 pains d’orge et de 2 poissons. Il est important de relever la caractéristique de ces deux éléments dans ce contexte. Le pain d’orge était préservé aux pauvres parce qu’il était fait avec les céréales destinées à l’élevage des bêtes et le poisson n’avait pas la grosseur d’une sardine. Le personnage ici était donc insignifiant en qualité et en quantité. Pourtant c’est lui qui a permis à Jésus de produire le miracle. Jésus notre providence, a besoin du peu que tu as, ne regrette jamais ce que tu offres. *Little is always much in the hands of God*.

Paul et André sont aux antipodes des valeurs. Le premier pour est pour la valeur d’échange. C’est celui qui a l’argent qui aura le pain et qui mangera.
La valeur d’usage et de service est présentée par André, le jeune homme et Jésus. Le service est le fondement du chrétien, Diacre ou Ancien. Le Seigneur lui même dit : *travaillez non pour la nourriture qui périt, mais celle qui subsiste pour la vie éternelle…*
Le Seigneur a fait comprendre la valeur du service aux douze disciples en leur distribuant le reste des 12 paniers de provisions.
*Le peu est toujours beaucoup entre les mains du Seigneur*

Par Diacre: *Évelyne NGONO à RIBAMA*